Mode féminine

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Fashion week de Paris, mars 2015

Mars 2015 Paris, let’s go to the party girls…

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La Fashion week de Paris pour les collections Défilé a pris fin cette semaine. Et pour ma part, j’ai le plaisir de travailler régulièrement avec Kenzo depuis 2013 et c’est pour cela que je vais le partager avec vous.

Cette prestigieuse maison a eu pour fondateur dans les années 70 cet incroyable japonais Monsieur Kenzo Takada. Il a créé une mode « sport chic et solaire », riche en couleurs et en imprimés, aux coupes nourries de rigueur japonaise.

Une ode au mélange des cultures, aussi, portée par des mises en scène spectaculaires, où Takada pouvait surgir à dos d’éléphant en plein Cirque d’hiver, tandis que Jerry Hall ou Grace Jones crânaient d’être les nouvelles muses de cette époque fiévreuse. M. Takada créait selon un point de vue personnel, il ne suivait pas les tendances.

Le groupe LVMH a mis à la tête de cette maison depuis 2012 les deux jeunes directeurs artistiques Humberto Léon et Carole Lim pour remplacer Antonio Marras présent lui depuis 2003.

Un binome généralissime, fondateurs du concept de boutiques multimarques Opening Ceremony… ça vous parle? Il s’agit d’un concept store multi-marques à New York, mais aussi à Tokyo et à Los Angeles d’où ils sont originaires.

http://www.openingceremony.us

Un lieu où se mélangent créateurs aux imprimés forts et aux coupes de vêtements pointus. Il existe également leur site inspirant.

Et ces deux créateurs Humberto et Carole ont repris les commandes de Kenzo, pour renouer avec la vitalité et l’esprit Jungle Jap des débuts. On retrouve au fil des saisons un style très fort, urbain, coloré, avec un travail des imprimés omniprésents, qui fait donc la continuité avec ce qu’était la maison Kenzo. Ou plutôt la re-branche avec son passé, tout en la propulsant vers demain. Leur feuille de route tient en quelques mots récurrents aux fils des saisons: Le fun. La joie. L’énergie.

Personnellement, j’aime beaucoup ce qu’il font. Saisons après saisons, je découvre en show-room leurs collections avec ravissement. C’est donc un vrai plaisir de participer aux campagne de vente de Kenzo, car je trouve que c’est une mode créative, jeune d’esprit et urbaine par son style communautaire.

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Publié le 20 mars 2015 | Marqué avec , , , | Commentaires fermés

Objet de convoitise: une paire de chaussures Richelieux

En ce début d’hiver 2011, avec la pluie, les températures qui descendent et ce besoin de se couvrir le gros challenge est:

« Être bien dans la saison et avoir du style »

Après réflexions, repérages amont, repérages terrain et essayages, j’ai enfin trouvé!! Les Derbies et/ou Richelieux à talons plats, tout droit tirés du vestiaire masculin. Rien de plus stylé que d’habiller vos pieds d’une belle paire de chaussures italiennes . Cet accessoire vient paradoxalement féminiser la silhouette.

Les Derbies sont des chaussures basses tirés du vestiaire masculin et constituent l’un des deux modèles les plus répandus de chaussures de ville pour homme. Pour comprendre ce qu’est une chaussure Derby, il faut la comparer à la chaussure Richelieu.

La différence entre les deux se situe au niveau des lacets. La chaussure Derby dispose d’un laçage ouvert, recommandé pour un pied fort : les lacets sont placés sur des empiècements, qui peuvent ainsi se soulever. La Richelieu a un laçage fermé : les lacets sont directement dans l’empeigne. Donc recommandé pour un pied plus fin, car la chaussure s’ouvre moins. On reconnaît un Derby si les quartiers (parties sur les côtés de la chaussure) sont cousus sur la claque (parties avant de la chaussure).

Voici une petite sélection de mes Richelieux favoris qui sont d’ailleurs sur ma liste au Père Noël:

  • Pour un style masculin féminin des plus chic, j’ai choisi le modèle Richelieu dans la combinaison : veau brossé noir/veau métallisé acier/vernis noir de chez l’italien Fratelli Rossetti. Très belles chaussures, à la découpe « Golf » et « Brogues » (les perforations décoratives) au prix de 350€ 237 rue Saint Honoré à Paris
Richelieux Fratelli Rossetti

Richelieux Fratelli Rossetti

 

Richelieux couleur cerise Fratelli Rossetti

Richelieux couleur cerise Fratelli Rossetti

  • Pour un style follement Rock&Roll, je craque complètement pour cette paire de Church Burwood cloutée, je les trouve vraiment cool! Comme j’attends toujours mon visuel du bureau de presse en Italie (le process normal, parait-il est d’attendre plusieurs jours…). Vu que je ne suis ni de Vogue, ni de EllE, je risque d’attendre longtemps. Je vais donc prendre directement une photo à la boutique  au 229, rue Saint Honoré.                          Modèle sur réservation au prix de 440€ existe en noir, rouge, gris.
Church Burwood clouté

Church Burwood clouté

Au fait, saviez-vous que Prada se cachait derrière cette maison?

Church Burwood metal

Church Burwood metal

 

 

Publié le 14 décembre 2011 | Marqué avec , , , , , , | Commentaires fermés

Caroline Najman créatrice de bijoux

C’est en se promenant que l’on fait les meilleures découvertes.

C’est ce qu’il s’est passé lorsque  j’ai rencontré la créatrice de bijoux Caroline Najman dans sa boutique atelier au coeur du sixième arrondissement de Paris.

Une petite boutique qui recèle de parures toutes plus fines et délicates les unes que les autres. Ici, les pièces sont fabriquées sous vos yeux dans cette même pièce.

Le regard circule sur des bijoux (ras de cou, boucles d’oreilles, bagues et bracelets)  aux couleurs douces, ou plus estivales comme ce bracelet en turquoise. Version plaqué or ou argenté, il y en a pour tout les goûts. Le plus difficile est encore de choisir celui que l’on veut.

Caroline, la créatrice inspirée en porte plusieurs aux poignets comme un semainier et c’est de cette façon que j’ai envie de les porter.

 

 

Boutique Caroline Najman

4 rue Bernard Palissy 75006 Paris

www.carolinenajman.com

info@carolinenajman.com

Publié le 10 mai 2011 | Il y a 6 commentaires

Jil Sander

Visuel Jil Sander Spring-Summer 2011 par Willy Vanderperre

J’ai envie de partager mon coup de coeur pour la magnifique campagne de pub de la collection Jil Sander Printemps-été 2011 par le photographe Willy Vanderperre.

Ses photos nous renvoient plus à l’univers de la peinture qu’à celui de la photographie. J’aime le traitement pictural par la surexposition. Ce procédé met en avant les qualités esthétiques du vêtement plutôt que celui du mannequin. Il souligne ainsi l’intensité de la couleur, de la ligne pure du modèle.

Visuel Jil Sander Spring-Summer 2011 par Willy Vanderperre

Le nom de Jil sander est devenu synonyme d’une mode particulièrement épurée et discrète. La créatrice allemande, qui a lancé sa première collection pour femme en 1973, est étroitement associée au minimalisme des années 90, bien que sa philosophie de la mode soit loin d’être simpliste. Elle utilise dans ces créations féminines des tissus traditionnellement associés à la mode pour homme, produisant un style cool et androgyne qui devrait perdurer tout au long de sa carrière : parmi ses signatures de l’époque, on peut citer la chemise blanche parfaitement coupée et le tailleur-pantalon.

Jil Sander est également connue pour avoir développé et utilisé des tissus high-tech extrêmement luxueux. Les proportions rigoureuses de ses vêtements lui ont valu des clientes fidèles parmi les femmes actives.

Après l’introduction en bourse de son entreprise en 1989 s’ensuit une période d’expansion rapide qui voit l’ouverture de boutiques à Paris (56 avenue de Montaigne), Milan et New York au début des années 90. En 1997, Jil Sander présente sa première collection pour homme à Milan. En 1999, le groupe Prada, rachète une part majoritaire de Jil Sander AG et, l’année suivante, elle quitte la société ; en novembre 2000, Milan Vukmirovic est nommé directeur de la création des collections pour homme et pour femme. Mais à la grande surprise de tous, Jil Sander revient dans son entreprise en 2003 et pendant trois saisons, elle impressionne la presse comme ses clientes grâce à une esthètique subtilement féminine. En novembre 2004, elle se sépare de nouveau de sa marque et du groupe Prada. Depuis, une équipe de créateurs, dont la plupart des membres a été directement formée par Jil Sander, continue d’interpréter sa vision pure et sans concession.

Depuis mai 2005, la maison Jil Sander a le talentueux couturier belge Raf Simon au poste de directeur de la création. Ses vêtements sont sans doute un peu moins sensuels que ceux de la créatrice, mais excentriques et modernistes avec toujours un style pur et linéaire.

Quant à elle, Jil Sander est nommée directrice artistique de la marque japonaise Uniqlo en 2009.

Publié le 15 mars 2011 | Marqué avec , , , | Commentaires fermés

Portrait d’Alber Elbaz pour Lanvin

La Fashion week va commencer cette semaine, et je pense qu’il s’agit du moment idéal pour saluer Monsieur Alber Elbaz


J’ai décidé de faire le portrait de cet homme qui sublime la femme Lanvin depuis 2001

« Sa grâce et son esprit contribuent à le tenir hors des sentiers balisés… »

J’aime l’approche, la sensibilité  et l’empathie qu’il met dans son travail. Non seulement ses collections sont toutes plus sublimes les une que les autres, mais également portables (enfin pour celles qui ont la chance de pourvoir se les offrir)

-Addict au confort Pour lui la beauté et le confort vont de paire. « C’est par le confort que la beauté se révèle. Il met un soin extrême a concilier la majesté d’une coupe et la fluidité du mouvement. La robe est le symbole de la facilité. Un vêtement doit accompagner. Les femmes ont envie de bouger, de vivre avec. Le mouvement est essentiel pour moi, c’est la vie ».

Pour moi aussi Monsieur Elbaz, en vélo ou en métro il faut que je sois libre de mes mouvements. Je m’imagine vêtue d’une de vos robes (plutôt dans les tons chauds, pour ma carnation) sur mon beau vélo Sparta vintage Hollandais, dévalant la côte de Belleville (eh oui s’il vous plait et depuis le métro Télégraphe) telle une amazonne urbaine personal shopper à l’assaut des boutiques pour mes clientes…

-L’amour des belles femmes, tel est son mantras. Je veux « créer la robe qui donnera la force de tomber amoureuse à celle qui le porte ». Voilà son positionnement, il rend la femme active et non passive. Bravo Monsieur Elbaz, vous révolutionner l’image de la belle, non contemplative.



-Devoted designer, le goût du story telling « Quand je dessine une collection, mon point de départ est une histoire imaginaire »…un créatif onirique et pragmatique qui dessine, dessine et dessine avec en plus une vision d’ensemble pour déployer l’image de la maison à travers ses collections, accessoires, vitrines pour que la création soit la plus aboutie possible… Il supervise, propose et invente sans relâche…

-A travers le miroir J’essaie toujours de me mettre dans la robe et en dehors de la robe… Magnifier le réel, sublimer l’image. Les robes qu’il dessine sont des manifestes à la beauté. « Je suis la personne qui la porte et la personne qui observe, ainsi je le ressens, je sais à quoi cela va ressembler et ce que je ressentirai lorsque je le verrai »

Voilà les grandes lignes sur l’univers d’Alber Elbaz, mais j’y reviendrais très prochainement…

Sinon le défilé Lanvin aura lieu le vendredi 4 mars à 17h30 à l’Espace éphémère des Tuileries


Publié le 28 février 2011 | Marqué avec , , | Commentaires fermés

MONDRIAN / DE STIJL

Le Centre Pompidou consacre depuis le mois de décembre, une exposition inédite de cet instant crucial qui vit naître la modernité à travers les parcours croisés de sa figure magistrale, du peintre hollandais Piet Mondrian, un des artistes majeurs du XXe siècle et du mouvement De Stijl (Le Style) crée en 1917 avec Théo Van Doesburg.


Et c’est le week end dernier,  que j’ai eu le plaisir de visiter cette  grande rétrospective en compagnie de Mylène fondatrice du blog In&Out pour découvrir au fil de la scénographie l’histoire et l’avancée de ce mouvement.

Tout le monde connaît les tableaux de Mondrian, plans de couleur rouge, bleue et jaune, lignes verticales et horizontales noires réparties dans des compositions équilibrées, mais tout le monde ne connaît pas forcement le mouvement De Stijl.



En allant à cette rétrospective, c’est l’occasion d’observer l’évolution de Mondrian qui a commencé comme peintre figuratif en Hollande, puis est passé par le Cubisme et l’art abstrait. On comprend ensuite facilement l’interaction entre les plans d’architectures, l’aménagement d’espace intérieur et la création de ces tableaux issue du néo-platicisme. Doctrine qu’il a élaboré à partir de l’exercice de sa peinture qui a joué un rôle de premier plan dans le développement de l’art et a marqué un grand nombre de créateurs dans tous les domaines, de la peinture à l’architecture, en passant par les arts appliqués, dans tous les pays à partir de 1920 et par vague successives jusqu’à aujourd’hui.

J’ai envie de rebondir sur le rayonnement créatif pluridisciplinaire  pour vous reparler de la création d’une robe dans les années 60 par Yves Saint Laurent directement inspirée d’une peinture de Mondrian.

Les années soixante furent l’époque de l’audace par les couturiers parisiens.

La mode, de plus en plus unisexe, traduisait le refus progressif des traditions anciennes. On observe de l’innovation et de l’audace tant dans l’utilisation de matériaux insolites (pastilles en plastiques) chez Paco Rabanne, (vynil blanc) coupes rigoureuses et lignes dépouillées chez André CourrègesEmanuel Ungaro et Pierre Cardin, que dans le processus de la création pour Yves Saint-Laurent.

C’est le temps où Yves Saint-Laurent, formé chez Dior créa sa griffe en 1962 et rompit avec les tendances des années soixante, reflétant le courant Rive Gauche et les mouvements d’art contemporain.

Robe Mondrian creée en1965 par Yves Saint-Laurent, reéditée en 2002

Cette robe fit tellement d’effet que des copies aux couleurs vivent se retrouvèrent dans toutes les boutiques. Jamais l’art n’avait autant marqué la mode qu’avec cette robe de Cocktail signée Yves Saint-Laurent en 1965.



EXPOSITIONS AU CENTRE POMPIDOU
1er décembre 2010 - 21 mars 2011

11h00 - 21h00
Nocturnes tous les jeudis jusqu'à 23h

Fermeture des caisses à 22h
Publié le 17 février 2011 | Marqué avec | Commentaires fermés

L’univers du Prêt-à-porter

Aujourd’hui, toutes les enseignes de prêt-à-porter renouvellent constamment leurs collections, proposent très régulièrement des lignes microcapsules, multiplient les collaborations avec des partenaires…il s’agit d’un engrenage (aussi pour notre grand plaisir) qui nous pousse à consommer toujours plus, bien au-delà de nos besoins. On peut légitimement s’interroger sur ce que l’on achète vraiment : un produit ? Ne serait-ce pas davantage l’environnement dans lequel il est présenté ? D’autres questions connexes se posent également : Est-ce le prix juste ? Ne paie-t-on pas la marque et son image marketing ? Cet article est-il vraiment de bonne qualité ? Y’a t’il un réel savoir-faire derrière, quel est-il? Et enfin, l’éternelle question : avec quoi vais-je le porter?

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Publié le 28 novembre 2010 | Marqué avec | Commentaires fermés

Dans l’air du temps:

Conseil en image, Coach Relooking et Personal Shopper…

Quelles différences ?

Un concept New-Yorkais

Le conseil en image consistait initialement à définir les couleurs qui conviennent le mieux à une personne, ainsi que la manière de les agencer. L’étude de la colorimétrie adaptée aux personnes a été développée par Johannes Itten (il fut l’un des professeurs du Bauhaus de 1919 à 1923), puis par Suzanne Caygill. Carole Jackson a développé une analyse des types de personnes, dite méthode des 4 saisons. Par la suite, des professionnels issus de différents courants de  psychologie de la communication ont rejoint le conseil en image personnelle pour étendre les domaines d’activités. D’où les différentes appellations Conseiller en image personnelle, Coach Relooking et Personal Shopper. Contrairement à une croyance répandue, le mot relooking n’a jamais été employé dans la langue anglaise. Le terme employé en anglais est make-over. Le terme relookage est également employé pour désigner le relooking.

Concept anglo-saxon né dans les années 70 qui vise à révéler, identifier, à magnifier la personnalité selon le potentiel intrinsèque de chaque individu, faire émerger les atouts en osant, en innovant, mais sans jamais trahir l’authentique personnalité. Ce professionnel se base principalement sur l’analyse de la morphologie et plus récemment sur l’analyse de la personnalité. Initialement, ce conseiller personnel était réservé aux stars ou politiques pour orienter leurs choix dans le domaine de l’habillement, mais c’est un phénomène qui s’est largement démocratisé aujourd’hui. Car au fond de lui même chaque individu a envie d’être remarqué…et remarquable ! Avoir du style, paraître à la mode, être élégante sans sembler faire d’efforts. Plaire, séduire et s’aimer. Tout cela fait partie intégrante de la vie. D’ailleurs, le droit de plaire et de se faire plaisir n’est pas exclusivement réservé aux femmes, c’est un concept aujourd’hui pleinement assumé par les hommes.

Publié le 27 novembre 2010 | Commentaires fermés

S’habiller c’est simple et pourtant…

Chaque matin, c’est la même action. Vous êtes à poil face à votre dressing. (j’en connais même qui ne se lèvent pas tant qu’elles n’ont pas une vague idée de ce qui conviendrait de porter !)

Même si votre placard est chanceux, il y a toujours ce petit désarroi face au choix de la tenue et donc au choix de ce que l’on a envie d’exprimer dans sa journée.  Une envie de résultat s’ensuit, envie de plaire, envie d’être pris au sérieux ou envie de se créer un personnage. La mode est un engagement de tous les jours. Un engagement envers vous et ceux qui vous regardent…

Publié le 23 novembre 2010 | Commentaires fermés