Caroline Najman créatrice de bijoux

C’est en se promenant que l’on fait les meilleures découvertes.

C’est ce qu’il s’est passé lorsque  j’ai rencontré la créatrice de bijoux Caroline Najman dans sa boutique atelier au coeur du sixième arrondissement de Paris.

Une petite boutique qui recèle de parures toutes plus fines et délicates les unes que les autres. Ici, les pièces sont fabriquées sous vos yeux dans cette même pièce.

Le regard circule sur des bijoux (ras de cou, boucles d’oreilles, bagues et bracelets)  aux couleurs douces, ou plus estivales comme ce bracelet en turquoise. Version plaqué or ou argenté, il y en a pour tout les goûts. Le plus difficile est encore de choisir celui que l’on veut.

Caroline, la créatrice inspirée en porte plusieurs aux poignets comme un semainier et c’est de cette façon que j’ai envie de les porter.

 

 

Boutique Caroline Najman

4 rue Bernard Palissy 75006 Paris

www.carolinenajman.com

info@carolinenajman.com

Publié dans Illumination, Mode féminine, Mon Paris, Tendance le 10 mai 2011 | Il y a 6 commentaires

Jil Sander

Visuel Jil Sander Spring-Summer 2011 par Willy Vanderperre

J’ai envie de partager mon coup de coeur pour la magnifique campagne de pub de la collection Jil Sander Printemps-été 2011 par le photographe Willy Vanderperre.

Ses photos nous renvoient plus à l’univers de la peinture qu’à celui de la photographie. J’aime le traitement pictural par la surexposition. Ce procédé met en avant les qualités esthétiques du vêtement plutôt que celui du mannequin. Il souligne ainsi l’intensité de la couleur, de la ligne pure du modèle.

Visuel Jil Sander Spring-Summer 2011 par Willy Vanderperre

Le nom de Jil sander est devenu synonyme d’une mode particulièrement épurée et discrète. La créatrice allemande, qui a lancé sa première collection pour femme en 1973, est étroitement associée au minimalisme des années 90, bien que sa philosophie de la mode soit loin d’être simpliste. Elle utilise dans ces créations féminines des tissus traditionnellement associés à la mode pour homme, produisant un style cool et androgyne qui devrait perdurer tout au long de sa carrière : parmi ses signatures de l’époque, on peut citer la chemise blanche parfaitement coupée et le tailleur-pantalon.

Jil Sander est également connue pour avoir développé et utilisé des tissus high-tech extrêmement luxueux. Les proportions rigoureuses de ses vêtements lui ont valu des clientes fidèles parmi les femmes actives.

Après l’introduction en bourse de son entreprise en 1989 s’ensuit une période d’expansion rapide qui voit l’ouverture de boutiques à Paris (56 avenue de Montaigne), Milan et New York au début des années 90. En 1997, Jil Sander présente sa première collection pour homme à Milan. En 1999, le groupe Prada, rachète une part majoritaire de Jil Sander AG et, l’année suivante, elle quitte la société ; en novembre 2000, Milan Vukmirovic est nommé directeur de la création des collections pour homme et pour femme. Mais à la grande surprise de tous, Jil Sander revient dans son entreprise en 2003 et pendant trois saisons, elle impressionne la presse comme ses clientes grâce à une esthètique subtilement féminine. En novembre 2004, elle se sépare de nouveau de sa marque et du groupe Prada. Depuis, une équipe de créateurs, dont la plupart des membres a été directement formée par Jil Sander, continue d’interpréter sa vision pure et sans concession.

Depuis mai 2005, la maison Jil Sander a le talentueux couturier belge Raf Simon au poste de directeur de la création. Ses vêtements sont sans doute un peu moins sensuels que ceux de la créatrice, mais excentriques et modernistes avec toujours un style pur et linéaire.

Quant à elle, Jil Sander est nommée directrice artistique de la marque japonaise Uniqlo en 2009.

Publié dans Mode féminine, Story, Tendance le 15 mars 2011 | Marqué avec , , , | Commentaires fermés

Une femme joyeuse : Ayo

 

Invitatée par Romink du blog MyGoodZik, je me suis rendue hier au Studio 104 de Canal+ pour une session d’enregistrement de la chanteuse Ayo, à l’occasion du lancement ce 7 mars 2011 de son nouvel album  « Billie-Eve ». Pour la petite histoire, c’est aussi le nom de son bébé, et il faut comprendre le jeu de mot sur « believe ». D’ailleurs, vous me croyais ou pas, mais il y a eu la visite du très stylé Saul Williams…le poète, acteur et rappeur venu spécialement chanter avec elle !

Pourquoi je vous raconte cela? Eh bien le comportement d’Ayo m’a plu, je l’ai trouvé formidable. Et comme aujourd’hui c’est la journée de la femme, j’ai bien envie de parler de son attitude féminine ultra positive. C’est une personne charmante par son naturel, sa spontanéité, sa présence et son envie de communiquer. Une femme radieuse, ouverte et consciente du moment présent et je pense que c’est aussi cela qui la rend vraiment belle.

Bien entendu, son choix vestimentaire était aussi très approprié. Habillée en « urbaine casual » d’un t-shirt pêche très féminin accompagné d’un long sautoir, d’un denim clair impeccable et sexy et de boots à talons en daim beige . Une icône parfaite pour Paul&Joe, fraîche et printanière.

Tout cela pour en arriver au mot du jour, le sourire et l’ouverture vers l’autre contribue très efficacement à notre allure.

Publié dans Illumination le 8 mars 2011 | Commentaires fermés

Portrait d’Alber Elbaz pour Lanvin

La Fashion week va commencer cette semaine, et je pense qu’il s’agit du moment idéal pour saluer Monsieur Alber Elbaz


J’ai décidé de faire le portrait de cet homme qui sublime la femme Lanvin depuis 2001

« Sa grâce et son esprit contribuent à le tenir hors des sentiers balisés… »

J’aime l’approche, la sensibilité  et l’empathie qu’il met dans son travail. Non seulement ses collections sont toutes plus sublimes les une que les autres, mais également portables (enfin pour celles qui ont la chance de pourvoir se les offrir)

-Addict au confort Pour lui la beauté et le confort vont de paire. « C’est par le confort que la beauté se révèle. Il met un soin extrême a concilier la majesté d’une coupe et la fluidité du mouvement. La robe est le symbole de la facilité. Un vêtement doit accompagner. Les femmes ont envie de bouger, de vivre avec. Le mouvement est essentiel pour moi, c’est la vie ».

Pour moi aussi Monsieur Elbaz, en vélo ou en métro il faut que je sois libre de mes mouvements. Je m’imagine vêtue d’une de vos robes (plutôt dans les tons chauds, pour ma carnation) sur mon beau vélo Sparta vintage Hollandais, dévalant la côte de Belleville (eh oui s’il vous plait et depuis le métro Télégraphe) telle une amazonne urbaine personal shopper à l’assaut des boutiques pour mes clientes…

-L’amour des belles femmes, tel est son mantras. Je veux « créer la robe qui donnera la force de tomber amoureuse à celle qui le porte ». Voilà son positionnement, il rend la femme active et non passive. Bravo Monsieur Elbaz, vous révolutionner l’image de la belle, non contemplative.



-Devoted designer, le goût du story telling « Quand je dessine une collection, mon point de départ est une histoire imaginaire »…un créatif onirique et pragmatique qui dessine, dessine et dessine avec en plus une vision d’ensemble pour déployer l’image de la maison à travers ses collections, accessoires, vitrines pour que la création soit la plus aboutie possible… Il supervise, propose et invente sans relâche…

-A travers le miroir J’essaie toujours de me mettre dans la robe et en dehors de la robe… Magnifier le réel, sublimer l’image. Les robes qu’il dessine sont des manifestes à la beauté. « Je suis la personne qui la porte et la personne qui observe, ainsi je le ressens, je sais à quoi cela va ressembler et ce que je ressentirai lorsque je le verrai »

Voilà les grandes lignes sur l’univers d’Alber Elbaz, mais j’y reviendrais très prochainement…

Sinon le défilé Lanvin aura lieu le vendredi 4 mars à 17h30 à l’Espace éphémère des Tuileries


Publié dans Mode féminine, Story le 28 février 2011 | Marqué avec , , | Commentaires fermés

MONDRIAN / DE STIJL

Le Centre Pompidou consacre depuis le mois de décembre, une exposition inédite de cet instant crucial qui vit naître la modernité à travers les parcours croisés de sa figure magistrale, du peintre hollandais Piet Mondrian, un des artistes majeurs du XXe siècle et du mouvement De Stijl (Le Style) crée en 1917 avec Théo Van Doesburg.


Et c’est le week end dernier,  que j’ai eu le plaisir de visiter cette  grande rétrospective en compagnie de Mylène fondatrice du blog In&Out pour découvrir au fil de la scénographie l’histoire et l’avancée de ce mouvement.

Tout le monde connaît les tableaux de Mondrian, plans de couleur rouge, bleue et jaune, lignes verticales et horizontales noires réparties dans des compositions équilibrées, mais tout le monde ne connaît pas forcement le mouvement De Stijl.



En allant à cette rétrospective, c’est l’occasion d’observer l’évolution de Mondrian qui a commencé comme peintre figuratif en Hollande, puis est passé par le Cubisme et l’art abstrait. On comprend ensuite facilement l’interaction entre les plans d’architectures, l’aménagement d’espace intérieur et la création de ces tableaux issue du néo-platicisme. Doctrine qu’il a élaboré à partir de l’exercice de sa peinture qui a joué un rôle de premier plan dans le développement de l’art et a marqué un grand nombre de créateurs dans tous les domaines, de la peinture à l’architecture, en passant par les arts appliqués, dans tous les pays à partir de 1920 et par vague successives jusqu’à aujourd’hui.

J’ai envie de rebondir sur le rayonnement créatif pluridisciplinaire  pour vous reparler de la création d’une robe dans les années 60 par Yves Saint Laurent directement inspirée d’une peinture de Mondrian.

Les années soixante furent l’époque de l’audace par les couturiers parisiens.

La mode, de plus en plus unisexe, traduisait le refus progressif des traditions anciennes. On observe de l’innovation et de l’audace tant dans l’utilisation de matériaux insolites (pastilles en plastiques) chez Paco Rabanne, (vynil blanc) coupes rigoureuses et lignes dépouillées chez André CourrègesEmanuel Ungaro et Pierre Cardin, que dans le processus de la création pour Yves Saint-Laurent.

C’est le temps où Yves Saint-Laurent, formé chez Dior créa sa griffe en 1962 et rompit avec les tendances des années soixante, reflétant le courant Rive Gauche et les mouvements d’art contemporain.

Robe Mondrian creée en1965 par Yves Saint-Laurent, reéditée en 2002

Cette robe fit tellement d’effet que des copies aux couleurs vivent se retrouvèrent dans toutes les boutiques. Jamais l’art n’avait autant marqué la mode qu’avec cette robe de Cocktail signée Yves Saint-Laurent en 1965.



EXPOSITIONS AU CENTRE POMPIDOU
1er décembre 2010 - 21 mars 2011

11h00 - 21h00
Nocturnes tous les jeudis jusqu'à 23h

Fermeture des caisses à 22h
Publié dans Expositions, Mode féminine le 17 février 2011 | Marqué avec | Commentaires fermés

Le Nouvel An Chinois ou la Fête du Printemps 2011

Les ballons rouges de Belleville

C’est en me promenant à Belleville, en ce dimanche ensoleillé que j’ai rencontré ce Dragon rouge et or. Il se frayait un chemin parmi la foule remontant la rue de Belleville. Des jeunes filles m’apprennent que c’est l’année chinoise du Lapin de Métal Blanc (pour être précise) et que cette fête a débutée jeudi 3 février 2011.

Le Dragon de Belleville pour la Fête du Printemps 2011

Le Nouvel An Chinois 农历新年 (nónglì xinnián) aussi appelé Fête du Printemps 春节(chunjié) ou Fête du Têt au Vietnam est la fête la plus importante pour les communautés chinoises à travers le monde entier. Le terme nónglì xinnián signifie littéralement « nouvel an du calendrier agricole » car il se célèbre suivant le calendrier chinois qui est à la fois lunaire et solaire.

Dans la rue distribution de ballons rouges pour les enfants, portes bonheur et petites enveloppes rouges à l’effigie du Lapin (enfin il s’agit plutôt d’un lièvre). dans lesquelles je dois écrire mes voeux pour cette année et les garder sous mon oreiller me dit mon interlocutrice. Mais en faisant une petite recherche j’apprends qu’il s’agit d’un rite traditionnel chinois de don d’argent, réalisé dans une enveloppe rouge. Son nom cantonais est lai si, aussi transcrit lai see (利是, 利市 ou 利事) et Ang Pow en Minnan. Il est censé porter bonheur. Les enveloppes rouges sont aussi employées pour des dessous de table politique.

Les enveloppes rouges sont offertes au cours de fêtes familiales, comme des réception de mariage, ou lors de fêtes traditionnelles, comme le nouvel an chinois (dans ce cas elles sont appellées yāsuì qián, 壓歲錢). Le rouge est d’ailleurs la couleur des robes de mariées et des costumes traditionnels que portent les enfants pour le nouvel an. Cette couleur symbolise le bonheur en Chine, et le montant dans le paquet est souvent un nombre favorable, tel qu’un nombre composé de beaucoup de 8, dont la prononciation en chinois est proche de celle du mot « prospérité.

Publié dans Mon Paris, Société le 6 février 2011 | Marqué avec , , | Commentaires fermés

Brune Blonde, une exposition Arts et Cinéma

Rita Hayworth dans "Gilda" de Charles Vidor

Rita Hayworth dans "Gilda" de Charles Vidor

Voiler, dévoiler, relever, lâcher, dénouer, brosser, orner…autant de mots autours de la gestuelle liée à la chevelure féminine. Peintres, sculpteurs et cinéastes ont immortalisé ce sujet, voilà ce que nous présente cette exposition à travers une mise en scène iconographique autour de la chevelure des femmes.

Photographies, extrait de films, collages, sur le thème du cheveu  nous parlent de mode d’une époque, de mythe, et de matière.

Dès la seconde moitié du XIXéme siècle les cinéastes s’emparent de cette matière en lui insufflant temps et mouvement pour la rendre plus ambiguë et susceptible de pouvoir suggérer des sentiments contradictoires dans une même image. C’est l’occasion de voir ou revoir des extraits de scènes qui ont rendu mythiques actrices et réalisateurs.

Des blondes fascinantes comme Marylin Monroe dans « Les Hommes préfèrent les blondes » de Howard Hawks, Jean Harlow, Brigitte Bardot, les brunes ambivalentes et sublimes comme Silvana Mangano, Cyd Charisse, Louise Brooks… des rousses sulfureuses comme Rita Hayworth… et des femmes bruni et blondi comme Kim Novak ou Penelope Cruz…

Brigitte Bardot dans "Le mépris" de Jean-Luc Godard en 1963

Brigitte Bardot dans "Le mépris" de Jean-Luc Godard en 1963

Dépêchez-vous de vous immerger dans cette belle leçon de Glamour jusqu’au 16 janvier 2011.

Publié dans Expositions, Société le 8 janvier 2011 | Marqué avec , | Il y a un commentaire

Meilleurs voeux 2011

Publié dans Non classé le 7 janvier 2011 | Commentaires fermés

Madame Andrée Putman

« Avant garde, pas avant-garde, ce n’est pas le problème !. Inspiré par hier, complètement adapté à aujourd’hui, et que cela indique la façon dont ça va évoluer demain ». Tout commence par cette phrase.

Bienvenue à la rétrospective du parcours de Madame Andrée Putman. Exposition scénographiée par sa fille dans l’espace d’exposition de l’Hôtel de Ville de Paris. On y découvre sur deux étages, du mobilier design, des projets d’architecture intérieur, à travers des films, photos et dessins de cette grande femme designer, faisant partie, très certainement d’une élite à l’assurance des gens bien nés et dotée de cette force de conviction pour réussir, mais qui a néanmoins du talent. On y découvre une femme au style affirmée, ambitieuse et décidée à mener ses projets de création à terme. Une exposition plaisante présentant des environnements au luxe épuré.

Une jolie halte pour nos yeux coincés entre notre travail… et notre trois pièces parisien.

Publié dans Expositions le 11 décembre 2010 | Marqué avec , | Il y a 2 commentaires

L’univers du Prêt-à-porter

Aujourd’hui, toutes les enseignes de prêt-à-porter renouvellent constamment leurs collections, proposent très régulièrement des lignes microcapsules, multiplient les collaborations avec des partenaires…il s’agit d’un engrenage (aussi pour notre grand plaisir) qui nous pousse à consommer toujours plus, bien au-delà de nos besoins. On peut légitimement s’interroger sur ce que l’on achète vraiment : un produit ? Ne serait-ce pas davantage l’environnement dans lequel il est présenté ? D’autres questions connexes se posent également : Est-ce le prix juste ? Ne paie-t-on pas la marque et son image marketing ? Cet article est-il vraiment de bonne qualité ? Y’a t’il un réel savoir-faire derrière, quel est-il? Et enfin, l’éternelle question : avec quoi vais-je le porter?

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Publié dans Mode féminine, Société le 28 novembre 2010 | Marqué avec | Commentaires fermés